Aujourd’hui un lecteur passe un temps moyen de 30 à 60 secondes sur une page web. Il est pressé, zappe et ne lit que 20% des mots sur une page.

Un certain nombre d’articles sur le web édictent des liste de bonnes pratiques et de conseils aux rédacteurs et journalistes. La technique de la « Pyramide inversée », est notamment souvent utilisée. Revenons sur ces principes en ouvrant le débat sur les limites d’un modèle et la nécessité de trouver un équilibre pour préserver la qualité du contenu.

La pyramide inversée, qu’est ce que c’est ?

La pyramide inversée est une technique qui invite à organiser les informations de l’essentiel au détail, selon un ordre bien défini. Nous avions déjà évoqué ce principe et les bonnes pratiques associées dans un article précédent. Cette tendance est encore plus forte aujourd’hui avec la croissance exponentielle de l     mobile.

A découvrir : la pyramide inversée expliquée en vidéo : ce tutoriel permet de maitriser la technique et de repérer les situations qui rendent parfois difficilement applicables ces principes en entreprise ou dans des administrations publiques

En complément un article complet présentant des outils d’analyse, et des études de cas.

Critique des « bonnes pratiques de l’écriture pour le web »

Ecrire « court » est-il synonyme de perte de sens ? Ecrire pour être lu et trouvé par les moteurs de recherche implique-t-il un dictat des machines ? Enrichir son contenu, est-ce juste ajouter des liens et des vidéos ?

Décryptons 3 des « impostures » de Cyrille Franck extraites de son article, Les « impostures »  de l’écriture pour le web »

« Il faut écrire court sur internet »

Selon l’auteur, il faut « écrire dense mais pas court », et certains principes d’écriture web « alimente l’idée qu’on ne peut pas créer de la profondeur sur Internet, que tout est forcément superficiel et creux. »

Il ne s’agit pas donc pas d’écrire en 140 caractères mais de faciliter la lecture rapide par une structure claire et des titres clairs. Les internautes lisent des pages longues, si l’architecture de la page est bien structurée avec des inters-titres et un titre « concis ».

« Il faut écrire pour les moteurs de recherche »

Google n’oblige pas à une standardisation du style éditorial. Mais les titres et le chapô ont effectivement plus de poids dans le référencement des pages, donc si l’essentiel du message n’est pas transcrit en utilisant les mots-clés essentiels dans la la page. elle ne sera pas trouvable donc pas lisible par les internautes.

« Le web c’est forcément multimédia »

L’écrit n’a pas disparu pour Cyrille Franck malgré un contexte où « il faut proposer de la vidéo, des animations.» En effet, le texte reste l’outil le plus puissant sur le web. Et le multimédia permet  d’enrichir sous diverses formes un message, mais le format le plus juste dépend du contenu et du contexte.

En conclusion, l’auteur donne ici l’occasion de prendre du recul et de se poser les questions essentielles du comment écrire pour internet. Et pour aller plus loin,  dans ce jeu de questions-réponses autour de l’écriture web, un billet à lire, une réponse argumentée aux « impostures » de Cyrille Franck sur le site 60canards.com   « Une imposture, l’écriture web ? »